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Passionfruit (1983)

image : Passionfruit (1983)

 

Natif de la Jolla en Californie, Michael Franks est depuis longtemps un artiste établi ! Révélé au grand public en 1975 avec son second album The Art Of Tea, il continuera tel un métronome à faire paraître des opus qui recèlent tous des moments inoubliables ! Décrié par certains, adulé par d’autres, il n’a jamais laissé indifférent. Grâce à sa voix de velours, ses textes poétiques et ses musiques exotiques, il a toujours su faire voyager ses "fans" que ce soit du côté du Brésil, sur les diverses îles des Caraïbes ou sur les merveilleux atolls du lointain Pacifique.

 

Quand arrive Passionfruit en 1983, Michael Franks est à l’apogée de sa popularité dans son propre pays, en effet, Objects Of Desire, son disque précédent, fut son meilleur classement au Billboard 200, puisqu’il atteindra la 45e place. Dans notre hexagone il est porté aux nues par tout un public, ce moustachu aux cheveux longs s’est frayé un joli chemin musical entre soft-rock, jazz et bossa-nova. Il s’est souvent entouré des meilleurs musiciens de studios qu’ils soient de Los Angeles ou de New-York et l’atmosphère que dégage ses différentes œuvres émerveille souvent ses adeptes.

 

C’est Rob Mounsey qui assure la production de Passionfruit, enregistré à New-York, il nous fait pourtant irrémédiablement voyager vers des îles à la végétation tropicale et luxuriante, mais aussi sur des plages désertes au sable immaculé. Mounsey met la barre très haute en tant que producteur, avec un son chatoyant, et de très belles ballades aux refrains parfois plus rythmés qui alternent avec des morceaux plus cadencés. Las, Passionfruit fut un échec aux Etats-Unis, seulement 141e au Billboard, mais paradoxalement, ce fut sa meilleure vente en France, où il rencontra un très grand succès. Une tournée dans notre hexagone s’en suivra avec plusieurs dates, des reportages télévisés et même une apparition au journal de 13h. d’Antenne 2 !

 

Alone At Night (Michael Franks) fut extrait en "single", le ton est donné dès l'introduction très jazzy et son atmosphère envoutante, couplets calmes et un refrain beaucoup plus rythmé qui lorgne du côté du soft-rock, sa voix déborde de sensualité et nous donne envie d’écouter le reste ! L’harmonica de Toots Thielemans sur Never Satisfied (Michael Franks) est un pur bonheur, il suffit de vous asseoir dans un rocking-chair sous un palmier, de siroter un excellent cocktail et vous serez dans les meilleures conditions pour apprécier ce très bon moment ! Le décor est immédiatement planté avec Amazon (Michael Franks) car nous sommes plongés dans une faune tropicale grâce à l’apport de magnifiques bruitages, c’est tout simplement poétique, beau et notre esprit a tôt fait de voyager. Astrud Gilberto fait partie des choristes et c’est assez rare pour le signaler ! Now That Your Joytick’s Broke (Michael Franks) est plus synthétique, plus chaloupé, l’intro au clavier n’est pas loin de faire penser aux accords de What A Fool Believes des Doobie Brothers. Les différents effets sonores qui émaillent ce titre nous plonge dans le nouveau monde technologique qui apparaissait alors, on y remarque aussi la guitare de Hiram Bullock ! L’atmosphère qui règne durant l’introduction de la très cinématographique Sunday Morning Here With You (Michael Franks) nous transporte directement dans un beau dimanche matin ensoleillé, avec le gazouillis des oiseaux et la promesse d’une journée formidable en compagnie de la personne que l’on aime ! Never Say Die (Michael Franks) continue dans l’enchantement, cette ballade fait à mon avis partie de ses classiques, les chœurs féminins rehausse encore la sensualité de ce morceau. Nous voici maintenant dans la capitale japonaise par une nuit de pluie, la très calme et admirable Rainy Night In Tokyo (Michael Franks) nous fait parcourir cette ville tentaculaire, on y entend même la pluie tomber ce qui nous plonge encore plus dans l’ambiance. La formidable Tell Me All About It (Michael Franks) et sa somptueuse ambiance bossa-nova, est peut-être sa chanson qui fut la plus reprise, puisque parmi d’autres, Natalie Cole, Will Downing, Gordon Haskell, le saxophoniste de smooth jazz Michael Lington l’ont interprété. J’aime énormément toutes les chansons qui composent Passionfruit, mais si je devais en choisir qu’une, ça serait certainement When Sly Calls (Don’t Touch That Phone) (Michael Franks), elle possède des couplets lents et langoureux et un refrain qui vous donne envie de danser, et puis que dire du solo du bugle par Randy Brecker ! Nous ne sommes pas loin du chef-d’œuvre ! Pour tous les amateurs de Franks ce «Don’t Touch That Phone» répété inlassablement par Kacey Cisyk et Lesley Miller est devenu vraiment célèbre ! C’est à nouveau l’harmonica de Toots Thielemans qui revient nous chatouiller agréablement les oreilles sur l’introduction de How The Garden Grows (Michael Franks), très belle ballade qui sert de conclusion à cet album. Ce morceau est admirablement produit et chanté, agrémenté de jolis arrangements de cordes, c’est poétique et romantique !

 

Je ne puis que vous conseiller d’écouter attentivement Passionfruit qui possède tellement de moments de grâce que ceux-ci raviront vos oreilles et par conséquent votre esprit !

 

Produit par Rob Mounsey

Enregistré par Artie Friedman, Marti Robertson, Ed Zak

Mixé par Artie Friedman

 

Michael Franks : Chant, Chœurs

 

Rob Mounsey : Arrangements, Synthétiseurs, Pianos, Fender Rhodes

Chris Parker, Steve Gadd : Batteries

Will Lee, Neil Jason : Basses

Jeff Mironov, Hiram Bullock, John Tropea : Guitares

Hugh McCracken : 12-string Guitar, Tipple

Pat Rebillot : Fender Rhodes, Pianos

Sue Evans, Nana Vasconcelos : Percussions

Toots Thielemans : Harmonica

 

Chœurs : Will Lee, Hamish Stuart, Kacey Cisyk, Lesley Miller, Frank Floyd, Astrud Gilberto, Kenny Rankin

 

Cuivres :

Randy Brecker : Trompette

Jon Faddis : Bugle

Dave Tofani : Saxophone Alto

Eddie Daniels : Flute Alto

George Marge : Alto Recorders

 

David Nadien : Premier violon

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Dernier commentaire :

Jean-PhilippeRéjou

Oui Fabrice et comme je le dis dans la chronique, curieusement cet album n'a pas du tout fonctionné aux Etats-Unis, contrairement en France où il fut son plus grand succès.

posté le : September 23, 2020 12:45

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FabriceK
FabriceK

Le summum de MF.

Tout est bon dans l'cochon.

Mention spéciale à Now that your joystick's broke.

posté le : September 20, 2020 20:43

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Jean-PhilippeRéjou

Merci Jean ! 

posté le : September 20, 2020 11:17

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DoctorSoul

Un album vraiment excellent et très complet 👍 Très bonne chronique !

posté le : September 20, 2020 11:09

Jean-PhilippeRéjou

Oui Olga un très bon album. et pour le commentaire où la personne ne s'est pas identifié c'est sans doute Jack? Laurent? Ou Frédéric? 😃

posté le : September 20, 2020 08:58

Repondre

Une merveille de bout en bout avec la fierté d'avoir notre Toots national qui rajoute sa touche inimitable.

posté le : September 19, 2020 22:46

Olga2410

Un très bon album !!! 

posté le : September 19, 2020 20:16

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