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Nashville Tears : The Songs of Hugh Prestwood (2020)

image : Nashville Tears : The Songs of Hugh Prestwood (2020)

 

Cela fait maintenant dix ans que la chanteuse anglaise Rumer, de son vrai nom Sarah Joyce est apparue sur le devant de la scène. Née à Islamabad au Pakistan, elle regagna l’Angleterre à l’âge de 11 ans. Elle commença à chanter dans un groupe folk à partir de l’année 2000, mais le succès ne fut pas au rendez-vous, c’est en 2004 qu’elle forma son groupe Rumer & The Denials.

 

Seasons Of My Soul paru en 2010, ce disque obtiendra un énorme succès, propulsé par le premier single Slow. Des artistes comme Jools Holland, mais aussi Elton John, Carly Simon et Burt Bacharach qui l’invitera dans sa maison pour enregistrer, lui apporteront leur soutien.

 

Il faut dire que son timbre de voix ressemble par moments à celui de la regrettée Karen Carpenter, Richard Carpenter en personne lui écrira une note pour la féliciter de sa performance sur Seasons Of My Soul.

 

Nashville Tears The Songs Of Hugh Prestwood, hors EP est son cinquième album. L’année 2016 avait vu la parution de This Girl’s In Love (A Bacharach & David Songbook), qui, comme son nom l’indique était composé de reprises piochées dans le riche répertoire du maître, ce disque avait rencontré un succès modéré dans son pays, en atteignant la 28e place. Avec Nashville Tears, l’orientation musicale est quelque peu différente, en effet, nous naviguons dans la Country Music, et ce, sous la houlette du remarquable producteur Fred Mollin (Jimmy Webb, America, Amy Holland, Stan Meissner, Randy Edelman, Dan Hill, Lamont Dozier, etc.). Enregistré dans son intégralité à Nashville, rien n’est laissé au hasard, une production luxueuse et des musiciens exceptionnels donnent à cet album une envie de reviens-y perpétuelle, et puis, bien entendu la voix de Rumer est toujours aussi épatante. L’idée de Nashville Tears est née de la rencontre entre Rumer et l’auteur-compositeur Hugh Prestwood, séduite par le personnage et ses chansons, l’artiste a décidé de lui consacrer sa nouvelle œuvre. Par le passé les compositions de Prestwood furent interprétées par James Taylor, Michael Johnson, Tanya Tucker, Highway 101, The Judds, Kathy MatteaJimmy Buffett et beaucoup d’autres.

 

C’est The Fate Of Fireflies (Hugh Prestwood) qui a l’insigne honneur d’ouvrir, orchestre à cordes et puis instruments acoustiques, pedal steel, piano, batterie légère, habillent cette très belle mélodie et la voix de Rumer est magnifiquement en place, pour résumer, The Fate Of Fireflies est une remarquable introduction ! Nous poursuivons avec June It’s Gonna Happen (Hugh Prestwood), toujours dans le calme et la sérénité, une atmosphère intime règne sur ce titre, la production quatre étoiles de Fred Mollin est réellement appréciable ! On continue dans le même registre avec Oklahoma Stray (Hugh Prestwood), toujours cette atmosphère Country sereine et nostalgique, et la ligne mélodique est encore une fois admirable. Bristlecone Pine (Hugh Prestwood) fut le premier extrait de Nashville Tears à être divulgué en tout début d’année sur les plateformes de téléchargements, il faut bien reconnaître que cette chanson est exceptionnelle et la voix du Rumer additionnée aux arrangements de Mollin lui donne une dimension particulière, il n’y a qu’à écouter la montée en puissance du final instrumental pour s’en persuader ! C’est Michael Johnson qui l’interpréta en 1991 ! L’élégante Ghost In This House (Hugh Prestwood) poursuit le voyage sans fausse note, on ressent un certain bien-être à son écoute, lové dans un canapé en regardant le feu crépiter dans la cheminée. Avec Deep Summer In The Deep South (Hugh Prestwood) nous voilà partie pour les grandes plaines du midwest à la recherche de cette fameuse frontière ! Il est évident que ce Deep Summer In The Deep South est un des grands moments de ce disque, on prend le stetson et nous voilà galopant à bride abattue sur le meilleur cheval, ce morceau possède également une fin instrumentale en tout point grandiose ! Avec Heart Full Of Rain (Hugh Prestwood) on reprend un peu de calme, construit sur le rythme d’une valse lente, c’est réellement convaincant et nous ramène par moments au Country Rock des années 70 ! Hard Time For Lovers (Hugh Prestwood) est le tube évident, la chanson qui saura vous accrocher dès la première écoute, une mélodie qui coule toute seule et sur laquelle vous aurez certainement envie de chanter. Ce morceau fut créé par Judy Collins en 1979 sur son album du même nom ! Starcrossed Hanger Of The Moon (Hugh Prestwood) est plus calme par rapport au morceau précédent, toujours une brillante production et une mélodie qui sait faire mouche ! The Song Remembers When (Hugh Prestwood) évolue encore dans une forme de sérénité et de plénitude, ces mélodies composées par Prestwood sont vraiment dignes d’être entendues et réentendues ! That’s That (Hugh Prestwood) avait été interprété par Michael Johnson en 1988 sur son disque du même nom et s’était hissée jusqu’à la neuvième place du Billboard Country. La version ici présente est différente grâce à une production plus étoffée ce qui n’est pas pour me déplaire ! Sur Here You Are (Hugh Prestwood), c’est juste le piano de Gordon Mote qui accompagne la voix de Rumer, mais les cordes arrivent pour habiller cette brillante chanson ! Learning How To Love (Hugh Prestwood) continue d’évoluer dans le calme, peut-être pas la meilleure chanson de cet opus, mais ça s’écoute sans problème ! The Snow White Rows Of Arlington (Hugh Prestwood) est en revanche sublime, la mélodie est lumineuse et l’accompagnement musical est d’une grande finesse ! Nous terminons avec Half The Moon (Hugh Prestwood), titre parfait pour conclure ce bel album, que je vous conseille et qui sera idéal pour vous accompagner durant l’hiver à venir. À écouter chez soi bien au chaud lors de journées "coocooning" !

 

Produit par : Fred Mollin

Producteur associé : Rumer

Enregistré par : Dave Salley

Enregistrements additionnels : Casey Wood, Shawn Daugherty, Rob Shirakbari

Mixé par : Dave Salley

 

Tommy Harden : Batterie et Percussions

Larry Paxton : Basse

Gordon Mote : Claviers, Piano, Orgue

Bryan Sutton : Guitares Acoustiques, Banjo, Mandoline, Guitare 12 cordes

Pat Buchanan : Guitares Electriques

Kerry Marx : Guitares Electriques, Guitares Acoustiques, Dobro, Guitare 12 cordes

Mike Johnson : Pedal Steel Guitare

Scotty Sanders : Pedal Steel Guitare, Dobro

Stuart Duncan : Fiddle

Fred Mollin : Autoharpe

 

Rob Shirakbari, Rumer, Tommy Harden, Lorrie Harden, Mandy Barnett, Matt Dame, Tania Hancheroff : Chœurs

 

David Davidson (premier violon), David Angell, Jenny Bifano, Wei Tsun Chang, Conni Ellisor, Alicia Enstrom, Mary Kathryn Vanosdale, Karen Winkelman : Violons

Monica Angell, Kristin Wilkinson : Altos

Austin Hoke, Carole Rabinowitz, Sari Peist, Julie Tanner : Violoncelles

Rob Shirakbari : Basse d’orchestre, Arrangements des cordes et chef d’orchestre

Matthew McCauley : Arrangements des cordes et chef d’orchestre sur The Snow White Of Arlington

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Dernier commentaire :

Jean-PhilippeRéjou

Merci Cathy pour ton commentaire, oui je me souviens que tu avais beaucoup apprécié Bristlecone Pine à l'époque. Tu peux t'inscrire si tu veux en tant que membre, et ainsi je pourrais te répondre directement comme j'ai fait avec Doctorsoul.

posté le : October 2, 2020 11:30

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Cathy

Je me souviens très bien du premier extrait que tu as diffusé dans ton émission. J'avais été tout de suite frappée par la ressemblance avec la voix de Karen Carpenter. Ce morceau m'avait beaucoup plu et émue. Merci pour ta chronique qui donne envie de découvrir le reste de l'album. 

posté le : October 2, 2020 09:07

Jean-PhilippeRéjou

Merci Jean, j'aime beaucoup l'ambiance qui se dégage de cet album!

posté le : October 2, 2020 08:42

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DoctorSoul

excellente chronique 👍

posté le : October 2, 2020 06:33

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