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Building The Perfect Beast (1984)

image : Building The Perfect Beast (1984)

 

C’est en 1982, soit deux ans après la séparation officielle des Eagles que parut I Can’t Stand Still, le premier essai en solo de Don Henley. Ce fut un succès, puisqu’il atteindra la 24e place du Billboard 200, il recèle Dirty Laundry, chanson qui, avec le temps, allait devenir un classique ! Elle sera même souvent reprise par les Eagles en "live" à partir de leur reformation en 1994 !

 

En 1984, Henley retourna en studio pour débuter l’enregistrement de Building The Perfect Beast qui sortira à la fin de cette même année. Ce secont album reçut un accueil public et critique dithyrambique ! Propulsé en cela en haut des "charts" par le simple The Boys Of Summer qui allait devenir plus qu’un classique, presque un hymne pour beaucoup de personnes de ma génération ! Bien que la chanson ne fut pas un énorme succès dans notre hexagone, les radios libres la diffusèrent largement, et elle fut appuyée par un clip vidéo tourné en noir et blanc (très tendance durant cette période) par Jean-Baptiste Mondino. L’album quant à lui se partage entre synthétiseurs et guitares, la production est assez influencée par la seconde "british invasion" qui déferlait alors aux Etats-Unis. Les fans des Eagles comme je l’étais, furent quelque peu surpris de l’orientation musicale, mais après avoir digéré le premier choc, il faut bien reconnaître que ce Building The Perfect Beast ne manque pas de qualités et est à ranger parmi les classiques de cette période.

 

Don Henley s’entoura de quelques "cadors" comme Randy Newman, Lindsey Buckingham (Fleetwood Mac), Belinda Carlisle (Go Go’s), Martha Davis (The Motels), Charlie Sexton, mais aussi David Paich et Steve Porcaro (Toto) et d’une bonne partie des Heartbreakers le groupe de Tom Petty.

 

C’est The Boys Of Summer (Don Henley / Mike Campbell) qui a l’insigne honneur de faire l’ouverture ! Devenu depuis un immense classique, je considère ce morceau comme étant certainement le meilleur de sa carrière solo ! Tout y est, la mélodie, de remarquables arrangements très originaux, et l’impression à son écoute de survoler une plage infinie bordant le Pacifique au moment du "sunset" ! Sur le formidable "mid-tempo" You Can’t Make Love (Don Henley / Danny Kortchmar) les synthétiseurs et la guitare se partagent équitablement la scène, le refrain est percutant avec des chœurs remarquables ! Avec Man With A Mission (Don Henley / Danny Kortchmar / J.D. Souther) nous passons à la vitesse supérieure, c’est un bon vieux "rock ’n’ roll" très rapide, à la façon de Johnny Can’t Read, mais la production qui l’habille se veut résolument moderne ! You’re Not Drinking Enough (Danny Kortchmar) est certainement le moment qui se rapproche le plus de ce que faisait les Eagles, bien que ce morceau a la particularité d’être composé par le seul Danny Kortchmar. C’est une valse lente un peu à la façon de Take It To The Limit ! Not Enough Love In The World (Don Henley / Danny Kortchmar) est également à ranger parmi les moments privilégiés de Building The Perfect Beast ! Rythme sautillant, léger, mélodie admirable, Henley joue encore gagnant ! Building The Perfect Beast (Don Henley / Danny Kortchmar) est quant à elle beaucoup plus synthétique, quoique moins convaincante que le reste, elle peut faire aujourd’hui l’objet de curiosité, et reflète parfaitement le son dominant de la fin de l’année 84 et de l’année 85 ! Avec All She Wants To Do Is Dance (Danny Kortchmar), Henley déclare sa flamme à Prince, en recontextualisant on peut s’apercevoir que 1984, l’album du "Kid de Minneapolis", était sorti quelques mois plus tôt, et vu le succès remporté par celui-ci, Henley eut envie de produire une chanson dans le même esprit. L’intro au piano de A Month Of Sundays (Don Henley) dénote par rapport au reste du matériel proposé sur cet opus. Il s’agit d’une magnifique ballade d’où ressort une belle émotion, on y reconnaît le sens de la mélodie de son auteur, un beau moment suspendu ! (à noter que A Month Of Sundays ne figurait pas sur la version vinyle et fut réalisée en face b du 45 tours de The Boys Of Summer) On retrouve les programmations sur l’admirable Sunset Grill (Don Henley / Danny Kortchmar / Benmont Tench). Voici un autre grand passage de ce LP, sans hésitation ce morceau est à ranger parmi les incontournables du batteur des Eagles. Pour l’anecdote les paroles font références à un restaurant d’hamburger se situant sur Sunset Boulevard, et c’est Patty Smyth qui est aux harmonies vocales ! On retrouve à nouveau un côté Prince sur Drivin’ With Your Eyes Closed (Stan Lynch), j’ai toujours eu un faible pour ce titre, c’est aussi un des moments que je préfère, assez hypnotique et dansant ! On se quitte sur Land Of The Living (Don Henley / Danny Kortchmar), morceau sympathique quoique plus anecdotique, où Henley s’essaie au "reggae électronique", c’est moyennement convaincant, malgré un refrain accrocheur.

 

Mais le bilan de Building The Perfect Beast est largement positif, un album indispensable pour tous les amateurs de Don Henley !

 

Produit par : Mike Campbell, Don Henley, Danny Kortchmar et Greg Ladanyi

Enregistré par : Greg Ladanyi et Niko Bolas

Enregistrements additionnels : Richard Bosworth et Tom Knox

Mixé par : Greg Ladanyi et Niko Bolas

 

Don Henley : Chant, Batterie, Claviers, Chœurs, Percussions, Synthétiseurs, Arrangements des Synthétiseurs

 

Danny Kortchmar : Guitare synthétiseur, Cuivres syntéthique, Claviers, Basse, Percussions, Orgue, Omnichord, Guitares, Synthétiseurs, Arrangements des Synthétiseurs

Mike Campbell : Guitares, Synthétiseurs, Percussions

Lindsey Buckingham : Guitare, Chœurs

Jim Keltner, Ian Wallace : Batteries

Kevin McCormick : Batterie africaine

Charlie Sexton : Guitare

Benmont Tench : Claviers, Piano, Synthétiseurs, Arrangements des Synthétiseurs

David Paich : Piano, Synthétiseurs, arrangements des synthétiseurs

Steve Porcaro : Synthétiseurs, Programmations

Randy Newman : Synthétiseurs, arrangements des synthétiseurs

Bill Cuomo : Synthétiseurs et Programmations des Percussions

Albhy Galuten : Synclavier

Michael Boddicker : Programmations et Séquenceur, Emulator, Arrangements des Synthétiseurs

Larry Klein, Pino Palladino, Tim Drummond : Basses

 

Jerry Hey : Arrangements des Cuivres

 

Belinda Carlisle, Sam Moore, Patty Smyth, Martha Davis : Chœurs

 

Martha Davis, Don Henley, Michael O’Donahue, Carla Olson, Danny Kortchmar, Patty Smyth, J.D. Souther, Waddy Wachtel : The Occasionally Perfect Beasts

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Dernier commentaire :

Jean-PhilippeRéjou

Merci beaucoup ! Avec plaisir ! 🙂

posté le : November 8, 2020 20:36

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Electrofred
Electrofred

On connaissait les hits de Don Henley, mais ta chronique donne l'envie de découvrir cet abum intégralement. Ce que je me suis empressé de faire ! J'ai beaucoup aimé, excepté ce "bon vieux Rock 'n' Roll" : "Man in the mission". Merci encore une fois pour ton analyse qui met en lumière un super album.

posté le : November 8, 2020 18:10

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